L'histoire du Centre Aquatique Olympique Métropole du Grand Paris
Des Jeux de Paris 2024 à la transformation du Grand Paris
Découvrez l'histoire du Centre Aquatique Olympique Métropole du Grand Paris, seul site de compétition pérenne construit pour les Jeux de Paris 2024 et symbole de la transformation de la Plaine Saint-Denis.
Un territoire en mouvement depuis deux siècles
L'histoire du Centre Aquatique Olympique Métropole du Grand Paris (CAO MGP) est intimement liée à celle de la Plaine Saint-Denis. Longtemps territoire agricole aux portes de Paris, le secteur connaît un essor spectaculaire au XIXe siècle avec l'arrivée du canal Saint-Denis et du chemin de fer. La Plaine devient alors l'un des plus grands pôles industriels d'Europe, accueillant des centaines d'usines qui façonnent durablement son paysage. À partir des années 1960, le déclin industriel ouvre une nouvelle période de transformation. L'inauguration du Stade de France en 1998 marque un tournant majeur et amorce la renaissance de ce territoire stratégique du nord parisien.
Un héritage pensé avant même les Jeux
Lorsque Paris obtient l'organisation des Jeux Olympiques et Paralympiques en 2017, un principe fort guide les organisateurs : privilégier les sites existants et les installations temporaires. Dans ce contexte, le CAO MGP occupe une place particulière. Il constitue le seul site de compétition pérenne construit spécifiquement pour les Jeux. Son implantation répond à un besoin identifié de longue date en Seine-Saint-Denis : développer les infrastructures nautiques, favoriser l'apprentissage de la natation et offrir aux athlètes de haut niveau un équipement de référence. Pensé dès l'origine pour la phase héritage, le projet a été conçu pour servir durablement les habitants, les scolaires, les clubs sportifs et les métropolitains.
D'un ancien site industriel à un équipement d'excellence
Avant de devenir l'un des symboles de Paris 2024, le terrain accueillait un centre de recherche d'Engie. La création du CAO MGP a nécessité un vaste chantier de déconstruction, de dépollution et de réaménagement. Des milliers de tonnes de matériaux ont été triées, valorisées ou réemployées dans une logique d'économie circulaire. Les sols ont fait l'objet d'un important travail de dépollution afin de préparer l'accueil de ce nouvel équipement sportif et du futur quartier de la Plaine Saulnier. Cette étape, moins visible que la construction elle-même, a représenté un chantier hors norme. Déconstruction, dépollution et réemploi des matériaux ont préparé la transformation d'un ancien site industriel en l'un des principaux héritages des Jeux de Paris 2024.
La passerelle, symbole d'une ville reconnectée
L'histoire du CAO MGP ne peut être dissociée de celle de la passerelle piétonne qui le relie au Stade de France. Franchissant l'autoroute A1 et l'avenue du Président-Wilson, cet ouvrage spectaculaire a permis de connecter les deux principaux sites olympiques durant les Jeux. En héritage, il joue un rôle tout aussi essentiel en reconnectant des quartiers longtemps séparés par les infrastructures routières et en créant de nouvelles continuités urbaines. Plus qu'une simple passerelle, cet ouvrage participe à la reconquête d'un territoire longtemps fragmenté par les infrastructures routières et constitue l'un des axes structurants du futur quartier de la Plaine Saulnier.
Un héritage pour le Grand Paris
Aujourd'hui, le CAO MGP accompagne le développement du nouveau quartier de la Plaine Saulnier, à proximité de la gare Saint-Denis Pleyel et du Grand Paris Express. Héritage des Jeux de Paris 2024, équipement sportif d'excellence, lieu de vie et projet d'aménagement urbain, il incarne la volonté de construire des infrastructures utiles, durables et ouvertes sur leur territoire. À travers lui, c'est une nouvelle page de l'histoire de la Seine-Saint-Denis et de la Métropole du Grand Paris qui s'écrit.
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